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Marclaine-Antoine

Le chant du cygne de Marclaine Antoine  

Il était le lien qui unissait la musique mauricienne contemporaine à ses lointaines origines. Marclaine Antoine, l’un des derniers grands ségatiers typiques de l’île Maurice, a tiré sa révérence le mardi 31 octobre, après une longue lutte contre la maladie et une riche carrière musicale de plus de 50 ans. Hommage...

Ravannes, triangles, makalapos, zez, maravannes, bobres et guitares se sont tus. Leur grand ami, Marclaine Antoine, n’est plus. Ce monument de la musique mauricienne s’est éteint, dans la soirée du mardi 31 octobre, emportant avec lui les secrets du séga typique dont il était l’un des plus grands représentants, et l’un des derniers piliers.

Avide collectionneur d’objets antiques, le musicien était aussi un grand conteur qui adorait partager sa passion avec humour et sympathie. C’est en grande partie grâce à lui que de nombreux instruments de musique, jadis utilisés par les esclaves durant les prémices du séga, n’ont pas été complètement oubliés.

Diabétique, l’artiste souffrait de problèmes cardiaques qui ont fini par avoir raison de lui. Il laisse en héritage au peuple mauricien de grands classiques du séga tels que “Brède Mouroum”, “Bel Bato”, “Bayé Coco”… Mais plus que cela, il a légué à de nombreux artistes mauriciens contemporains une partie de la richesse culturelle qui a participé à la naissance du séga.

Bon vent, Ton Marclaine!

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