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Faune locale: le pic-pic

Le pic-pic est l’un des seuls oiseaux endémiques des Mascareignes à n’avoir pas trop souffert de la colonisation de nos îles. Cette mignonne petite boule de plumes au chant grésillant s’est remarquablement adaptée à la présence humaine.

Si vous avez un jour la chance de rencontrer un pic-pic dans la nature de l'île Maurice ou de La Réunion, vous serez sans doute surpris par la familiarité de ce petit passereau endémique des Mascareignes. Cette espèce, dont le nom scientifique est zosterops des Mascareignes, est en effet très peu farouche en présence des hommes.

Si l’on se tient immobile sous un arbre où évoluent ces gracieux petits volatiles de couleur grise et blanche, il n’est pas rare qu’ils s’approchent à quelques centimètres à peine, mus par la simple curiosité. Souvent, c’est une petite troupe d’une dizaine d’individus qui vient offrir au spectateur émerveillé un superbe show fait de sautillements frénétiques de branches en branches et de sifflotements mélodieux incessants.

Pic pic 2Cette absence de peur de l’homme, commune à plusieurs espèces de passereaux endémiques de nos îles, peut s’expliquer par la longue période durant laquelle la faune locale a évolué loin du regard des humains. De plus, le pic-pic a eu la chance de faire partie des quelques animaux indigènes qui n’ont jamais été chassés pour leur viande. Le zosterops est en effet si petit (il ne dépasse guère 5 ou 6 centimètres de long), qu’on en ferait qu’une demi-bouchée...

Si le zosterops a pour habitat naturel les sous-bois des forêts humides, on le retrouve de nos jours dans les forêts montagneuses ou côtières, mais aussi souvent dans les jardins et les plantations. Il se nourrit d’insectes, de petites baies et de graines. L’un des endroits où l’on est certains d’en trouver en quantité est la forêt de Bras d’Eau, au Nord-Est de Maurice.

A la Réunion, on le surnomme “zoizo blanc”. Il est le cousin de l’Olive White-Eye, ou oiseau à lunettes, une autre espèce endémique appartenant à la famille des zosterops que l’on reconnaît grâce à ses yeux cerclés de blanc et à son plumage verdâtre. Cette espèce est moins commune, préférant, à la différence de son cousin, rester à l’abri des forêts.

Il n’est pas rare de voir des bandes de pic-pics évoluer aux côtés de bengalis, jolis petits oiseaux au bec rouge. On ne connaît pas vraiment la raison pour laquelle les bengalis et les pic-pics aiment autant se côtoyer, si ce n’est qu’ils partagent le même appétit pour les graines des hautes herbes. L’une ou l’autre de ces espèces a sans doute déduit que là où l’on trouve ses compagnons habituels, on trouve de la nourriture.

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